De quel coaching parle Julia de Funès ?

Le coaching individuel, Le coaching de dirigeants, Le coaching d’équipe, Le coaching interne, Le coaching de vie (life coaching), Le coaching sportif, Le coaching d'artistes ..... tout est mis dans le même panier dans son livre "Le Développement (im)personnel." Quel buzz et quel enseignement ! Merci à Julia de Funès car son livre a permis de lever des questions 


Madame de Funès, pour éviter l'amalgame, le coaching professionnel n'a aucune prétention  de piétiner les plates-bandes des salles de sport, des ateliers de cuisine ou des randonnées pour aller mieux !
Julia de Funès : « Un esprit bancal mérite mieux qu'un coach qui a fait 6 à 12 mois d'études »

Oh !

Le coaching professionnel s'adresse à des personnes dont la demande est une difficulté professionnelle et non une préoccupation existentielle. Si au cours d'un coaching professionnel, la question émerge, et bien selon les coachs, ils orientent ou pas vers un autre espace ! (et oui, le coach est un praticien plus ou moins sérieux, comme un psychanalyste ou thérapeute d'ailleurs. Pour autant, doit-on accuser le métier dans son ensemble ?)

Alors, Madame de Funès, merci de rétablir vos propos entre les différents coaching car certains se sont jeté sur vous comme la misère sur le monde !  (comme, de ce fait, je participe à votre promotion !) Certains des  détracteurs du livre deviennent l'exemple vivant de ce que n'est pas le coaching en entreprise : les certitudes. Défaillance du doute ou incapacité au doute ?

Car pourquoi Julia de Funès aurait écrit son livre ? Grace à des Julia de Funès et à ses détracteurs nous glissons vers une "labellisation de l'alliance" entre le coach et son client, que le client ne comprends pas toujours puisqu'il ne va pas lire tous les labels !
Que tout aussi bizarre, fleurissent des sigles quelque peu cabalistiques, en fait tout un alphabet qui ne dit rien aux vrais clients. Alors ici et ailleurs, sur cartes de visites, etc. apparait toute une ligne de ICF, PCC, EMCC, PhD, RNPC, … pourquoi pas BCG, RATP. BBC, C1ID, etc. Plus il y en a, plus ça en jette. Bien entendu, la cible concernée est rarement le vrai client, en tout cas je l’espère. Il s’agit ici de se démarquer au sein du ghetto des coaches, pour impressionner les plus jeunes et débutants. Ca sert sans doute aussi à se positionner comme VRAI sachant, à jouer sur l’insécurité des autres… paradoxalement dans un métier qui repose sur une certaine modestie, ce qu’on appelle la position basse. Alain Cardon

L'absurde :
Guillaume Meurice exprime bien ce qu'est une "redéfinition" ou "appellation d'origine contrôlée"  sur France Inter : Mort au steak de soja ! Le Moment Meurice


Le coaching de vie et le coaching professionnel sont 2 champs. Voici l'étude de Michèle Gurman sur les formes de coaching

Julia de Funès : « On ne peut réduire le bonheur à des recettes »

Pour sûr, en entreprise, chacun compose avec l'incertitude et pas simplement le bonheur et demande un soutien, un accompagnement pour comprendre des situations, modifier notre perception !Le coaching professionnel n'est pas "Y'a qu'à faut qu'on" : pas de recettes donc.

Bien sûr, comme dans tout métier il y a des charlatans et il y a aussi des écoles de formation au coaching qui forment mal. Ce n’est pas parce qu’une école est agréée, approuvée que la formation sera de qualité. On agrée des compétences, pire des processus et pas la qualité du formateur. On a tous eu d’excellents professeurs qui nous ont fait aimer leur matière, qui ont même créé des passions, des révélations chez leurs élèves et d’autres qui nous ont fait détester leur matière. Pourtant ces enseignants ont le même diplôme. Claude Arribas
Enfin,  il y a les maux et les mots pour trouver une solution aux attaques contre notre profession de coach professionnel. Faut-il, comme l'indique Gabriel Hannes de l'EMCC un syndicat qui a intégré une fédération patronale alors que la plupart des coachings sont orientés, en nombre, vers des managers, des responsables et non des dirigeants et rarement des patrons. 
Que recouvre le mot "patronale" d'ailleurs ? 

Voici le blog d'Alain Godard qui a co-écrit avec Vincent Lenhardt "  : Engagements, espoirs, rêves


A la lumière de cette expérience et d'une réflexion sur la situation de notre pays, je n'ai aucun problème pour admettre que le patron propriétaire puisse s'enrichir et devenir multimillionnaire si les risques qu'il a pris personnellement s'avèrent être payants:son enrichissement ne devrait avoir pour limite que les contreparties justes et raisonnables qu'il doit à ses salariés et à la pérennité et au développement de son entreprise. Dans la plupart des situations, ces patrons propriétaires s'attribueront d'ailleurs un salaire raisonnable et laisseront les profits dans l'entreprise, laquelle sera le moteur principal de leur enrichissement légitime.

Ce n'est pas le cas pour ceux qu'on devrait appeler non pas les « grands patrons » mais les « dirigeants de grandes entreprises », dont les qualités sont souvent indéniables, (encore que...) mais qui n'ont pas à être rémunérés vingt ou trente fois plus qu'un très grand chirurgien par exemple ou mille fois plus qu'un ouvrier. Question de justice et d'équité...

L'exemple récent du directeur général adjoint de LVMH, qui, au delà d'un salaire annuel de plus de 5 millions d'euros, a bénéficié en une journée d'une plus-value de 18 millions d'euros sur ses stocks-options est tout simplement inacceptable:les cadres et les autres salariés de ces entreprises ne sont d'ailleurs pas dupes et savent juger ceux qui au-dessus d'eux se moquent de tout sentiment de justice et de respect.

Face à cela, on entend bien des politiques, et pas seulement à gauche, voire certains représentants du MEDEF, dire que ces situations sont« scandaleuses », mais aucune action sérieuse n'est envisagée.
Alain Godard
Ne soyons pas que de bons élèves, allons sur le terrain avec la sécurité ontologique !
Intégrer une fédération d'artisans ou de compagnons, si l'on doit défendre notre métier de coachs professionnels, a du sens car 1) il y reste encore des patrons propriétaires, dont nous en sommes en tant qu'indépendants, et qui connaissent le risque et 2) Le cadre est mis par le coach et non le commanditaire (surtout des dirigeants salariés), sauf pour les coachs salariés en interne, rares aussi mais bon.

Le cadeau
En rentrant en voiture, une émission sur France Inter qui résume mon propos : une relation basée sur l'alliance et  l'autonomie. J'ai apprécié particulièrement le passage où le cheval "avait tourné la page" et ne se souvenait plus de l'homme, son entraîneur, mais vivait l'instant présent


La relation de l'homme et du cheval,est ce une question institutionnelle, émotionnelle, corporelle, transcendante ? Parfois cela passe dans le non verbal



A noter
La prochaine séance de supervision aura lieu le 11 mars à 14h à Rouen. Il est possible d'entrer dans le groupe en cours d'année

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